A l’adolescence, nos émotions nous apparaissent de façon brutale. C’est à cette période que nous créons les connexions neuronales au coeur de notre cerveau.

Des études très récentes menées par L’INSERM ( Institut national de la santé et de la recherche médicale) et le centre de recherche de l’institut du cerveau et de la moëlle épinière, tendent à montrer que notre cerveau continue d’évoluer jusqu’à l’âge de 20-24 ans. Si on interroge aujourd’hui la population, environ 15% de celle-ci avoue souffrir quant à la gestion de ses émotions et gère difficilement son introspection émotionnelle.

Ces difficultés viendraient en fait de cette période adolescente et post-adolescente où nous avons créé des connexions émotionnelles « déstabilisantes ». Les chercheurs des 2 instituts pré-cités ont mis en évidence, via l’observation du cerveau en fonctionnement et sous surveillance grâce aux outils de la technologie d’imagerie actuelle, que certaines émotions comme la peur par exemple, active non seulement certaines structures du cerveau, mais qu’il y a un véritable circuit qui conduit cette information de la peur entre les régions    pré-frontales de notre cerveau et les structures les plus profondes  par des voies descendantes.

Lire la suite de

 

 

Beaucoup de personnes pensent qu’il faut beaucoup de temps pour changer. Cela pour 2 raisons :

  • Soit, selon la maxime populaire, on ne peut pas changer ; on est tel qu’on est : on se qualifie comme ayant tel ou tel caractère, comme ayant peur des gens, timide etc. En fait, on ne fait même pas l’effort, ne serait-ce que penser largement, entrevoir un changement. Nous pensons que nous ne pouvons pas changer, que c’est notre nature, que nous sommes nés ainsi. Nous connaissons tous une personne dans notre entourage que les gens qualifient de malchanceux par exemple et que l’on surnomme par affection Gaston Lagaffe! Souvent cette personne en a fait son identité propre et se présente même auprès d’inconnus de cette façon: « C’est tout moi, je suis un vrai chat noir! ». Je suis un sanguin, un colérique, un solitaire, un timide, un gros jaloux…

Voilà les mots que nous employons pour nous caractériser. Et plus nous nous caractérisons de la sorte, plus nous renforçons cette identité.

Dans les familles, les frères et soeurs sont souvent différenciés de cette façon: l’aîné est le timide, le second est le turbulent…Lire la suite de

 

 

Lola ce matin tournait définitivement la page. Elle attendait comme tous les jours à l’arrêt de bus celui qui la conduirait à son travail. La pluie n’altérait en rien son moral et la force de sa résolution. Tout à l’heure, elle irait dire au revoir à tout le monde.

10 ans déjà qu’elle retrouvait chaque matin ses mêmes collègues, ses managers, 10 ans maintenant à effectuer les mêmes tâches répétitives. Son sourire avait disparu ces dernières années et son envie d’évoluer dans cette entreprise s’était finalement envolée au fil des saisons. Lola s’était aperçue qu’elle était en roue libre, qu’elle avait mis sa vie de côté et avait mis tout en pilotage automatique. Elle ne commandait plus sa propre vie. Chaque jour ressemblait au suivant et si elle continuait de cette façon, elle abandonnerait alors définitivement la « partie » et laisserait la morosité, les regrets, les remords et la déprime lentement grignoter sa vie.

Un vent de liberté commençait à souffler et caressait les joues de Lola tandis qu’elle montait dans le bus et saluait le chauffeur. Au milieu des visages fermés de ses voisins, la petite voix intérieure qui était devenue son amie la rassurait et bientôt un sourire commençait à poindre sur son visage. L’excitation et un zeste de peur faisait battre à nouveau la danse des émotions dans le coeur de Lola.

Ce matin là Lola avait rencontré son point de rupture.Lire la suite de

Nos pensées matérialisent notre réalité .

Nous imaginons tous qu’il n’y a une seule réalité, que notre quotidien est un lieu unique où nous interagissons tous, nous rencontrons, échangeons, nous nous battons…

Pourtant, au-delà de la notion de notre situation géographique, si je vous demande où est-ce que vous vous situez, votre réponse, après un léger sourire, peut-être très évasive puisque vous vous demanderez sûrement si je me moque de vous n’est-ce pas?

Où je me situe? et bien, je suis là face à toi. Je suis en France, je suis en Australie…ou encore, je me situe dans la classe sociale moyenne. Je me trouve dans une situation difficile. Je me situe parmi les privilégiés car je gagne bien ma vie…

Est-ce ainsi que nous nommons notre situation? notre position? Le terme situation revêt plusieurs sens et nous permet de définir un champs relativement restreint de notre position géographique et nous sert à caractériser, à nommer les premiers traits que nous interprétons comme être notre personnalité ou notre état du moment.Lire la suite de